Les Stembertois centenaires

Comme partout ailleurs, la population vit de plus en plus âgée dans notre localité stembertoise. Nous avons retrouvé, dans nos mensuels « Lu Leûp » et « LU novê LEÛP » les traces de plusieurs personnes ayant atteint l’âge des cent ans. Voici la liste des centenaires Stembertois(e)s : 

 

Gertrude GOLLER – SARTENAER est née le 29 janvier 1854 à Welkenraedt et décédée en avril 1955 à l’âge de 101 ans et 2 mois. 

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Gertrude GOLLER serait la première villageoise à fêter son centenaire, les archives de la commune de Stembert n’en rapporte pas auparavant. A cette occasion, une réception à la hauteur de l’événement fut organisée à la Stembertoise et un fauteuil lui fut offert par la population, sans doute très honorée de compter une doyenne centenaire dans notre entité villageoise. Gertrude GOLLER – SARTENAER a eu huit enfants, quatorze petits-enfants et dix-sept arrière-petits-enfants. Elle habitait rue Grand’Ry, au numéro 39. Sur la façade de la maison se trouve apposée une plaque commémorative.

 

Nicolas TROISFONTAINES est né le 21 septembre 1874 et décédé le 6 janvier 1976
à l'âge de 101 ans et 3 mois. 

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Il était un fervent supporter d’Eddy Merckx et admirateur de… Tarzan (Johnny Weissmuller). Né au XIXème siècle, il fit son service militaire au 2ème bataillon de Ligne à Beverloo. Durant la première guerre mondiale, il fut emmené en captivité en Allemagne comme prisonnier politique. De son épouse décédée en 1962 après cinquante-huit années de vie commune, il eut un fils nommé Nicolas qui lui donna un petit-fils nommé également Nicolas (qui eut, à son tour, en 1974, un fils nommé… John). En 1974, à l’âge de cent ans, Nicolas TROISFONTAINES, patriarche de quatre générations, faisait encore son ménage et ses courses par lui-même. Le samedi 21 septembre 1974, les autorités communales stembertoises au grand complet venaient le chercher à son domicile de la rue des Sports. Sous les applaudissements des voisins et des représentants des sociétés locales, Nicolas TROISFONTAINES monta dans la calèche qui allait le conduire à l’église où Monsieur le curé Thomsin célébra une messe suivie d’une réception dans la vaste salle des fêtes de l’école Saint-Nicolas. Fier de son village natal qu’il n’avait jamais quitté. Il reste à ce jour le seul homme centenaire de Stembert.

 

Berthe BOVY - CROFF est née le 19 octobre 1879 et décédée le 26 mars 1980
à l’âge de 101 ans et 5 mois.

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Deuxième enfant d’une famille qui en comptait sept, Berthe BOVY a fréquenté l’école primaire jusqu’à l’âge de 12 ans avant de s’occuper des enfants de la famille Tinchant-Fonck. Elle a ensuite façonné des sachets pour la firme Nautet-Hans de la place du Martyr. Pour 100 petits sachets, Bertha CROFF de son nom de jeune fille, recevait 0,5 centime de franc belge tandis que les grands sachets rapportaient 5 centimes. Ensuite, elle fut « débarrasseuse » chez Peltzer rue David puis chez Sauvage à Ensival. Son mari était relieur et doreur à la main, métier déjà disparu en 1979, et qui consistait, par exemple, à graver les belles initiales sur les missels d’antan. Il était, avec Monsieur Victor Spelthan, un de deux doreurs à la main que comptait Verviers. Berthe BOVY aida son mari dans son atelier de relieur en Sécheval durant sept ans. En 1926, les époux BOVY - CROFF firent construire à Stembert, rue Simonis, la maison qu’elle occupait encore avec sa fille et son beau-fils au moment de fêter son centenaire. Berthe BOVY avait voyagé à Lourdes en 1947 et s’était rendue à deux reprises en train à la mer du Nord.

 

Charlotte BOURGIE - CAPELLIER est née le 23 juin 1885 et décédée le 30 décembre 1985
à l’âge de 100 ans et 6 mois.

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Elle est née à Amiens en France et épousa Alphonse BOURGIE, feutrier de profession, le 26 mai 1906. Le couple émigra en Belgique en 1930 et Alphonse Bourgie décéda à Anderlecht le 20 août 1937. Quelques années plus tard, Charlotte CAPELLIER s’installa à Stembert, rue L. Damseaux, avec sa fille unique, Odette, mariée mais sans descendance.

 

Mme EVRARD - BECK est née le 27 mai 1894 et décédée le 25 mai 1995
à l’aube de ses 101 ans, deux jours avant pour être exact.

Seul inconvénient : une surdité née à la suite d’une scarlatine à l’âge de 34 ans. Domiciliée rue Grand’Ry où elle habitait en face de chez son fils, boulanger, et sa « bru ». Elle avait des petits-enfants et des arrière-petits-enfants.

 

Simone LEJEUNE - LEMESLE est née le 18 avril 1899 et décédée le 18 juillet 2006
à l’âge de 107 ans et 3 mois.

Elle est née à Fécamps en France. Elle rencontra René LEJEUNE et ils se marièrent le 7 septembre 1930. Ils habitèrent Bruxelles durant six mois car René LEJEUNE y travaillait pour la société « La Vesdre ». Il revint à Verviers où il fit toute sa carrière. Il décéda en 1968. Simone LEJEUNE resta à Stembert, rue Antoine De Berghes, chez son neveu Jean, jusqu’à son placement en maison de retraite, en 2001.

 

Renée SOLHEID - CLOSSET est née le 15 avril 1905 et décédée le 19 juillet 2011
à l’âge de106 ans et 3 mois.

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Elle est née à Andrimont. Elle emménagea, à l’âge de quatre ans, avec ses parents, rue Grand’Ry à Stembert où elle demeura nonante années avant de se retrouver, depuis le 10 avril 2000, à la résidence Saint-Joseph, chaussée de Heusy. Elle épousa Léon SOLHEID en août 1926 et eut trois enfants, sept petits-enfants et sept arrière-petits-enfants. Elle s’est dévouée pour sa commune dans le domaine social, notamment en étant particulièrement active dans Vie Féminine et les « 3X20 » ainsi que dans la vie paroissiale.

 

Marguerite PEELEN - LEJEUNE est née le 11 mars 1906 et décédée le 11 février 2008
à l’âge de 101 ans et 11 mois.

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Elle est née à Seraing. Le 1er mars 1930, elle épousa Jean LEJEUNE à Verviers. De cette union naquirent quatre enfants, six petits-enfants et onze arrière-petits-enfants. Elle connut l’exode durant la seconde guerre après avoir connu la première guerre mondiale. Elle travailla comme vendeuse, avant d’entrer au service de l’Administration communale de Verviers en tant que concierge avec pour charge le nettoyage, la bibliothèque communale, l’école secondaire de jeunes filles, des classes de menuiserie communale, et des activités annexes. Elle n’avait que 51 ans lorsqu’elle devint veuve mais elle poursuivit ses activités jusqu’à l’âge de 63 ans. En 1996, elle alla habiter chez son fils.

 

Clothilde DURANT - RORIVE est née le 25 novembre 1908 et décédée le 28 janvier 2011
à l’âge de 102 ans et 2 mois.

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Elle est née dans une petite maison blanche qui faisait face au Grand-Vivier et qui n’existe plus aujourd’hui. Clothilde RORIVE était la deuxième d’une famille de cinq enfants. Elle est allée à l’école Saint-Nicolas. C’est entre les deux guerres qu’elle rencontra son mari, Arthur (dit Denis) DURANT dans les Ardennes. Ils se marièrent à Stembert le 21 décembre 1929. Leur fils unique naquit vingt-et-une années plus tard. Clothilde DURANT - RORIVE eut également un petit-fils. Veuve, elle alla vivre chez sa sœur sur le Chaineux. Lorsque sa sœur décéda, Clothilde DURANT - RORIVE alla habiter chez son fils, chemin Malvoie.

 

Yvette PANIER - DEHON est née le 5 janvier 1909 et décédée le 25 septembre 2009
à l’âge de 100 ans et 8 mois et 20 jours.

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Elle est née et passa ses premières années à Ath avant de rencontrer Robert PANIER, pharmacien, qu’elle épousa. De leur union sont nés deux enfants et quatre petits-enfants. Son époux décéda en 1981. Il tenait la pharmacie au coin des rues Auguste Becker (Albert Dupuis) et Calamine pendant qu’Yvette PANIER - DEHON tenait le ménage. A sa retraite, elle faisait partie des « 3X20 » de Stembert. Elle résidait à La Lainière avec le plus jeune de ses fils.

 

Marcel DEHESELLE est né le 24 décembre 1911 et décédé entre le 24 février et le 1er mars 2014 
à l’âge de 102 ans et 2 mois.

Il était veuf de Jeanne PESSER et habitait rue de l’Agolina (maintenant devenue avenue Reine Astrid).

 

Irma Calay – RAISON a vu le jour le 8 avril 1914 dans le village ardennais de Mousny (Laroche) et est décédée à Stembert le 15 mai 2015 à l’âge de 101 ans, un mois et sept jours.

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Aînée d’une famille de neufs enfants, très jeune, elle a dû participer aux durs travaux de la ferme familiale tout en s’occupant de ses sœurs et frères. Le 16 mai 1947, elle a dit « OUI » au jeune François Raison dans un baraquement de Tillet (près de Bastogne), l’église ayant subi les assauts de la deuxième guerre mondiale. L’Ardenne a souffert et le travail, François va le trouver dans la région verviétoise. Il débuta comme brancardier à l’hôpital de Verviers puis termine sa carrière au « tram » comme on disait avant. Entre-temps, de 1948 à 1954, trois filles et deux garçons pleins de vitalité sont venus égayer le foyer faisant ainsi la fierté de leurs parents. La petite troupe étant un peu à l’étroit rue de l’Eglise, la famille déménage en avril 1958 dans une villa de la rue des Champs à Stembert. Cette maisonnée a vu les cris, les jeux, les grandes joies, les petites peines et les premiers prétendants. C’est dire l’animation qui y régnait ! Irma s’est totalement adonnée à l’éducation de ses enfants et a toujours veillé au bien-être de son mari. Oui mais voilà, élever une famille nombreuse demande beaucoup d’amour, de travail et d’abnégation. Le travail a été son lot quotidien sans les facilités et le confort actuel. Dans la discrétion, avec courage et sans jamais se plaindre, elle n’a eu de cesse d’inculquer à ses enfants les vraies valeurs de la vie. Mais les jours s’écoulaient, paisibles, rythmés par les joies simples de l’existence. Devenue veuve en 2007, Irma n’a jamais voulu quitter son chez-soi où elle aura résidé jusqu’à sa disparition. 

 

 

 

 

 

 

 

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