Une Visite à Stembert

Depuis le mois de mai 2012 et le premier courriel reçu de la part de Monsieur Charles Destembert qui recherchait les racines de sa famille, nous avons conservé le contact tant par e-mail (moyen le plus simple avec le décalage horaire) que par téléphone et cela à de nombreuses reprises. C’est ainsi que des liens se sont créés entre nous et ont permis d’établir et de rétablir une partie de l’Histoire de Stembert et d’apporter des éclaircissements à l’histoire de la famille « de Stembert » contée dans cette partie de notre site Internet.

Durant le week-end de l’Ascension au tout début du mois de mai 2016, nous avons reçu un coup de fil peu ordinaire puisque Monsieur Destembert devait, dans le courant du mois de juin pour des raisons personnelles venir à Paris, sa ville natale, et, dans un même temps et pour des raisons professionnelles venir dans la région de Liège. Dès lors, pourquoi ne pas envisager un petit détour par Stembert, le village de ses aïeux que Monsieur Destembert rêvait de découvrir « en vrai » ?

C’est ainsi que le 16 juin, un nouvel appel téléphonique nous parvenait de la capitale française : Monsieur Charles Destembert souhaitait venir découvrir le village de ses aïeux : Stembert. Et qui mieux que nous pour le lui faire découvrir en narrant l’histoire du terroir stembertois ? Quatre années après de nombreux contacts « virtuels », une première occasion de nous rencontrer était à portée de main. C’était une occasion inespérée, une rencontre presqu’inimaginable il y avait encore peu de temps. Mais qui fut bien vraie et des plus agréables ! Le caractère exceptionnel de la venue du dernier descendant connu de la famille « de Stembert » qui contribua à l’essor et au développement du village depuis le XIIIème siècle donnait un cachet tout-à-fait particulier à l’événement.

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Curieux de venir découvrir les terres de ses aïeux, notre invité, après avoir rendu une visite de courtoisie auprès d’un de ses fournisseurs à Alleur, nous fit l’honneur d’arriver à Stembert. Le 21 juin 2016, jour de l’été, par un début d’après-midi grisâtre, nous recevions Charles Destembert et sa fille Joanne pour une première rencontre « de visu » après tant de contact par écrit et vocaux. Discuter de vive voix, échanger des propos et préparer la visite du village pour le lendemain firent oublier le mauvais temps durant l’espace d’un moment. Et sous la pluie, la visite n’aurait sans aucun doute pas eu la même saveur…

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Dès le lendemain, le mercredi 22 juin, vers 14h, la balade débutait sous un ciel dégagé au départ du début de la rue des Champs. Devant Chanteloup, c’était forcément l’endroit idéal pour commencer la visite puisque c’est sur une bande de terre située entre les bâtiments de Chanteloup et le double rond-point que le manoir familial des « de Stembert » se tenait depuis son édification vers les XIIIème ou XIVème siècles. C’est par ailleurs sur les « ruines » (visibles ou non, nous n’en savons pas plus) du manoir que fut érigé le Cercle Saint-Louis au tout début du XXème siècle. L’histoire d’une vie, d’une époque aujourd’hui révolue mais qui marqua le village de Stembert de son empreinte.

En déambulant vers la place de l’église, par analyse et déductions, nous en arrivons à la conclusion que si cette famille prit le patronyme du village dans lequel elle s’installait, ce fut sans doute à l’instar d’autres familles portant un nom de village. Le patronyme à consonance israélite était abandonné. Ce fut sans doute le cas pour la famille « de Stembert » puisqu’une des premières choses que l’on a su à leur propos, c’est qu’ils prirent le nom de l’endroit où ils s’installèrent. C’était probablement avant qu’ils n’arrivent à Stembert, lieu d’où ils prirent l’appellation pour patronyme. Le peuple juif étant souvent traqué à toute époque, il n’était pas rare de voir des familles prendre le nom du village ou de l’endroit où ils s’établissaient, laissant derrière eux un passé riche mais difficile à porter. Et de recommencer une vie nouvelle et sans doute plus sûre.

Sur la place de l’église, l’édifice dédié à Saint-Nicolas, bâti et modifié en quatre grandes étapes (1334, 1591, 1785 et 1886), se tient devant nous. L’église doit son existence, ses réparations et ses modifications aux fonds investis par cette noble famille au fil des siècles. Ce qui influença immanquablement la vie locale et contribua fortement au développement du bourg de Stembert qui fut tout d’abord érigé en paroisse en 1591 avant de devenir une commune en 1656. Avec un passage à l’intérieur du bâtiment et une courte visite du plus ancien monument stembertois.

En sortant, nous entrons dans le vieux cimetière qui jouxte l’église. Là aussi, quelques informations sont échangées et plus particulièrement sur quelques souvenirs des pierres tombales encastrées dans le mur de l’enceinte. Avec des armoiries… donc des proches de la famille « de Stembert ».

Nous quittons cet endroit de mémoire et de souvenirs pour une visite historique du vieux Stembert en retraçant l’histoire locale, avec une insistance particulière sur l’arrivée et la vie de la famille « de Stembert » bien entendu ! Un passage devant le monument aux Morts, quelques mots sur l’école Saint-Nicolas… Charles Destembert et sa fille Joanne se montraient singulièrement intéressés par les indications procurées.

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Nous entamons alors la montée de la rue de l’Eglise, la plus ancienne artère du village, et nous empruntons la rue de la Forge pour une explication sur la maison communale qui est, aujourd’hui, l’école de Stembert Centre. Avec des explications sur la commune et sur les trois maisons communales connues.

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Nous reprenons la route et arrivons sur la place du Perron avec la maison dite « espagnole » puis sur la place Natalis avec le Perron, l’un des cinq puits d’eau potable pour la population d’antan, avant l’arrivée de la distribution d’eau. Tout en observant les vieilles fermes aujourd’hui converties en maisons d’habitation et qui peuplent les rues des très anciens quartiers stembertois. Un périple à travers le « vieux Stembert » avec aussi les rues Grand-Vînave et Lelotte. Une vue d’ensemble sur ce qu’était le Stembert d’il y a bien longtemps, au temps où les fermiers étaient en nombre.

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Nous aboutissons au Grand-Vivier pour quelques prises de vues avant de continuer notre chemin vers le parc du Château des Moines, sa stèle et la butte sur laquelle se trouvait la demeure jésuite. Avant de continuer vers le Chaineux, point culminant du village de Stembert avec une vue imprenable sur la vallée du Cossart. Entre les arbres bien fournis, l’on aperçoit sans difficulté une petite partie des toits et parties hautes du château de Halleur. Une découverte réjouissante pour le modeste septuagénaire, heureux et ravi de partager ces moments de détentes et de culture locale. Car voir et se trouver dans l’environnement est bien plus enivrant que de les observer sur de simples photos.

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Nous redescendons ensuite vers le centre du village et la place de l’église en passant par la pittoresque rue de l’Escalier en consacrant une halte pour un rafraichissement bien mérité après quasiment trois heures de promenade.

« Finalement », me confia Charles Destembert sur la place de l’église stembertoise, « ça doit être dans les gênes… Mes aïeux ont participé à la construction et au développement du village de Stembert et moi, je participe à la construction d’un nouveau quartier d’une ville en Guyane ! »

C’est peu avant 19h00, réellement enchantés par cette expérience sortant de l’ordinaire, que nous nous quittons. Une aubaine d’avoir pu nous rencontrer ! Une situation exceptionnelle où un descendant d’une longue lignée revient sur son terroir, cela ne se voit pas tous les jours… Et c’est avec une certaine fierté que nous pouvons dire que cela s’est produit à Stembert ! Grâce aux recherches effectuées par Monsieur Charles Destembert pour retrouver ses origines et grâce aussi à notre ancien mensuel « LU novê LEÛP ».

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