L'Intérieur et le Patrimoine de l'église

Dans ce chapître, le dernier relatif à notre Paroisse, nous y évoquons le patrimoine tant intérieur qu'extérieur de notre église. Un petit tour d'horizon et une courte visite pour clôre l'aventure stembertoise du côté religieux.

Le choeur de l'église

Au centre du chœur figure la « Descente de Croix » qui orne le maître-autel de l’église Saint-Nicolas de Stembert. Nous devons ce tableau au peintre Joseph Barthélemi Vieillevoye né à Verviers le 05.02.1798 et décédé le 30.07.1855.

Coeur 01 tableau

 

 

 

 

 

 

Les Vitraux de l'église

Les anciens vitraux portaient diverses inscriptions toujours relatives à des personnes ou à des sociétés ou associations. Cela n’est spécifié nulle part mais il se pourrait fort bien que les noms inscrits soient ceux de généreux donateurs. Apparemment, ces vitraux auraient été fabriqués en 1885 mais n’auraient été placés qu’un an plus tard en 1886. Voici les inscriptions qui y figuraient :   

 

1er vitrail : 1885 – société de Saint Jean et de Saint Nicolas ;

2ème vitrail : 1885 – L. Michiels, curé, N. Scheen, vicaire, 
                      J.G. Nizet, prêtre
 ;

3ème vitrail : 1885 (inscription brisée) ;

4ème vitrail : 1885 Nizet – Decloux ;

5ème vitrail : 1885 Franck – Aen ;

6ème vitrail : 1885 Levieux – Nizet ;

7ème vitrail : 1885 Herman – Hans ;

8ème vitrail : 1885 Pierre Ladot ;

9ème vitrail : 1885 Elisabeth Copineur ;

10ème vitrail : 1885 Confrérie de la Sainte Vierge.

 

En 1982, M. Albert Dummers avait réalisé un projet qui ne fut pas accepté par les commissions.

En 1986, M. Péter Hodiamont, né en 1925 à Aix-la-Chapelle et installé en 1970 au hameau de Mazarinen à Baelen, a dessiné et offert les neuf cartons des médaillons des vitraux :

                        1. Pain et Vin

                        2. Les pauvres

                        3. St Nicolas patron des Marins

                        4.                           des Tisserands

                        5.                           des Écoliers

                        6.                           des Tailleurs

                        7.                           des Bouchers

                        8.                           des Mariés (le Mariage)

                        9.                           des Avocats et des Notaires

 

Dès 1989 commença une récolte de fonds destiné à la fabrication et au placement de nouveaux vitraux. En 1991, un premier constat fut dressé et signalait que 240 personnes avaient répondu à l’appel en versant leur part conséquente à l’opération vitraux : 640.000 francs belges (soit l'équivalent de 15.865,18 €) ont été récoltés. Bien entendu, il en fallait un peu plus pour mener à bien ces onéreuses réparations et les interventions de la commune et de la province furent les bienvenues. 

La réalisation de l'ensemble des vitraux par les Ateliers d'art Jean-Marie Pirotte de Beaufays a commencé en 1992. Le placement dans l'église a commencé en juin 1992 (côté cimetière) jusqu'en février 1993 (côté place). Le vitrail et le survitrage furent placés en même temps. En 1885, il est probable que le travail s'était également étalé  sur deux années (1885 et 1886).

 

 

 

 

Les Portraits en médaillon

En haut, sur les murs soutenus par les colonnes le long de la nef centrale sont peints six médaillons. Voici ce qu’ils représentent : 

A gauche en regardant du chœur vers le fond de l’église : 

  • Sainte Anne enseignant à lire à Marie (don d’Ignace Fassin) ; 
  • Saint Augustin d’Hippone, évêque (don de Copineur) ; 
  • Sainte Elisabeth de Hongrie servant un malade (don de la famille Close – Lelotte).

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A droite en regardant du chœur vers le fond de l’église : 

  • Le Bon Pasteur portant une brebis sur les épaules (don du curé Monseur) ;
  • Saint Hubert (don de la famille Close – Lelotte) ;
  • Saint Remacle de Stavelot (don de R. Lelotte).

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 Apparemment, un autre médaillon se situant au jubé et représentant Sainte Catherine d’Alexandrie (don de F. Bodson) fut enlevé car irréparable. Nous avons retrouvé une ancienne photo de ce médaillon, déjà dans un bien triste état.

Rosace 07 sainte catherine d alexandrie disparu

 

 

 

 

 

 

Le Chemin de Croix

Les quatorze tableaux qui composent, décrivent et représentent le « Chemin de Croix » furent réalisés en 1839 par le peintre Jean-Simon Renier, inspiré des œuvres d’autres artistes célèbres.

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L'orgue

L’orgue de l’église de Stembert fut installé durant la seconde moitié du XIXème siècle par la firme Pereboom et Leyser de Maastricht. Au départ, l’instrument ne possédait qu’un seul clavier, le second n’ayant été placé qu’après 1865. Une première remise en état de l’orgue eut lieu en 1965 et fut confiée au facteur d’orgue André Thomas de Ster – Francorchamps. Il connut une seconde remise en ordre en 1997, toujours effectuée par ce même facteur. Les titulaires furent Messieurs Ignace Fassin, Hanlet, G. Laoureux, J. Vandermeulen, A. Henrotte, Madame Rose Bonhomme - Jardon et Monsieur Armand Petit.

L'orgue de Stembert, avec ses 17 jeux, compte 1.107 tuyaux.

Il n’est pas impossible qu’il ait existé un orgue avant celui-ci. Malheureusement, aucun document ne le précise. Certains parlent d’ailleurs d’un instrument qui serait provenu d’un monastère à Maastricht. 

 

 

 

 

 

  

L'horloge

 


 

 

 

L’horloge du clocher date de 1737. Elle fut achetée à Michel Burquet, maître horloger de la ville de Liège, pour 9 louis d’or avec une garantie de 6 années. Jean Flagontier de Verviers plaça le cadran l’année suivante et reçut pour ce travail 52 francs 8 sous.

Apparemment, cette horloge n’aurait guère changé si ce n’est qu’elle a dû connaître quelques rafraîchissements. Plusieurs modifications lui ont sans doute été apportées au fil des décennies. Son mécanisme est aujourd’hui relié à l’horloge atomique de Francfort, en Allemagne.

 

 

 

 

Le clocher et les cloches

La documentation peu fournie nous renseigne sur le fait qu’il existait une cloche dans notre clocher, bien avant 1564. Son rôle était d’annoncer les offices mais également d’alerter la population villageoise lors d’événements extraordinaires ou urgents tel que le passage de troupes, les incendies ou encore l’approche de pillards,…

La cloche fut refondue comme suit : « Le 16ème jour d’apvril an 1564, la généralité des massuires de Stembert avons donné consentement et commission à leurs mambours de faire refondre leur cloche qui est rompue, promettant chacun d’eux de payer sa part des cotes et dépenses comme deniers de prince ».

En 1789, deux cloches, une grosse et une moyenne, occupaient le clocher. Mais une loi du 3 ventôse an 3 ordonna la descente de toutes les cloches pour les convertir en canon au service des armées républicaines. Grâce à de nombreuses réclamations, il fut permis aux communes importantes de conserver une cloche pour les cas d’alerte d’incendie, d’inondation, de rassemblement d’individus menaçant la tranquillité ou la propriété des citoyens et surtout pour sonner l’heure. Il était alors interdit de s’en servir pour appeler les habitants à aucun culte sous peine d’un emprisonnement allant de 30 jours à 6 mois et d’un an en cas de récidive. Seule la plus petite des deux cloches, soit la moyenne, fut descendue et brisée devant l’église, malgré les protestations de la population vis-à-vis du maire Everard Wathelet.

Une nouvelle cloche, moins volumineuse viendra remplacer, dans la seconde moitié du XIXème siècle, à l’époque du curé Monseur, celle qui fut enlevée et détruite à la fin du XVIIIème siècle. En 1818, il aurait fallu refondre cette cloche qui était fêlée. Plus tard, une troisième et petite cloche fut placée dans notre clocher, à côté des deux autres. On sait qu’elle fut fondue en 1859.

En 1943, les moyenne et petite cloches furent descendues et fondues par les Allemands. Elles étaient remplacées par un enregistrement sonore. Ce ne fut qu’en 1955 que l’on remonta deux cloches baptisées Gabrielle et Marie-Thérèse. Elles furent installées le 9 octobre 1955 et ce sont elles qui, avec la grosse et plus ancienne, résident toujours aujourd’hui dans notre clocher.

 

 

 

 

Le coq sur le clocher

L’ancien coq placé sur la flèche de l’église datait de 1857. En effet, il fut payé le 2 février et pour anecdote, semblait avoir été oublié dans les frais. Ce fut en 1985 que l’on décida de le remplacer, au vu de son état devenu quelque peu pitoyable après tout de même 128 années de bons et loyaux services. 

L’opération avait, à l’époque, couté la bagatelle de 40.000 francs belges (991,58 €) à la Fabrique d’Eglise qui avait même lancé un appel aux dons via notre journal « Lu Leûp » en ce temps-là.

Il fut dessiné par monsieur Henri Close et réalisé par monsieur Michaël Offerman. Le nouveau coq, fabriqué en acier inoxydable de 3 mm d’épaisseur, d’une hauteur de 63,5 cm, d’une largeur de 91,5 cm et d’un poids de 8 kg sans le roulement, fut placé sur le clocher de notre église le 15 octobre 1985 par monsieur Charles Haubrecht assisté dans cette périlleuse aventure par deux de ses ouvriers. Le 22 octobre 1985, huit jours plus tard, le coq stembertois fut surmonté d’un paratonnerre pour garantir aux habitants du coin un peu plus de sérénité.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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