Présentation, origines et situation

Le hameau de Mangombroux fait partie intégrante de « L’ANCIEN GRAND STEMBERT » et cette rubrique est mise sur pied afin d’éclairer ceux qui le désirent sur les anciens hameaux qui dépendaient autrefois de l’entité stembertoise.

Nous avons pu réaliser cette partie consacrée à Mangombroux grâce au concours de Monsieur Marc Fanchamps et de ses contacts et connaissances du hameau, aidé quelquefois par le contenu de la revue « Temps Jadis » ainsi que via Monsieur C. Yvens pour son ouvrage intitulé : « Mangombroux : Histoire et histoires d’un vallon verviétois » et du livre « Heusy Mangombroux » de Julien Gillet et Léon Peters.

En tout premier lieu, il est indispensable de rappeler une chose très importante, à savoir que Mangombroux n’est pas une commune mais un lieudit qui représente un vaste territoire qui s’étendait sur les cinq communes qu’étaient, à l’époque, Verviers, Stembert, Heusy, Polleur et Jalhay. Ce qui explique que nous allons évoquer des endroits dont certains pourraient penser qu’ils ne concernent plus Stembert même dans son sens le plus large car étendus sur Verviers, Heusy, Jalhay ou Polleur mais qui restent cependant bel et bien sur le hameau de Mangombroux. C’est ici la réalité géographique qui nous rattrape, avec des limites qui ont fluctués au fil du temps.

Mangombroux vu du ciel 02

L’étymologie du nom de Mangombroux viendrait du fait que ce terme signifie, d’après Monsieur Detrooz, « rameau d’or », une pièce datant de l’an 1160 portant la dénomination de « Mangon », mot également utilisé pour désigner un boucher. Ou encore que le nom de Mangombroux proviendrait du terme celte « malagona » qui signifie « vaste solitude, grandes bruyères ».

D’après Monsieur Jules Ferrer, Mangombroux est une vaste région à l’étendue indéterminée qui s’étend sur cinq communes : Verviers, Stembert, Heusy, Polleur et Jalhay. Même si, autrefois, la limite entre Heusy et Verviers n’était pas précisément déterminée, notamment à cause des carrières de calcaire très rentables et revendiquées par les deux entités.

Les graphies les plus anciennes du nom sont : Malgonbrut en 1396 et Mangombroux en 1525. Dès cette époque, le terme « Mangombroux » semble être figé définitivement, même si d’autres textes, par la suite, donnent au patronyme du lieu des formes comprenant ou non la lettre « x » à la fin du mot.

Le secteur est déterminé par son hydrographie avec le ruisseau de Mariomont à l’ouest, le ruisseau du Cossart au nord et le ruisseau des Pelles au sud.

D’ailleurs, depuis 1837 et l’élévation de Heusy en commune, c’est le ruisseau de Mangombroux fait office de « frontière » et qui, plus tard, a déterminé le code postal des habitants de Mangombroux : sur une rive, c’est 4801 pour Stembert et sur l’autre berge, c’est 4802 pour Heusy. La rue Darimont se situe à moitié sur Stembert et l’autre (coté église), sur Heusy !

Si, de nos jours, Mangombroux jouit d’une position intéressante au carrefour de deux routes nationales, il n’en fut pas de même autrefois. C’est ce qui explique le développement assez tardif du lieu par rapport à d’autres entités semblables. Car il n’y avait que deux points d’accès pour passer à Mangombroux : le chemin vicinal reliant Verviers à Jalhay, passant par l’actuelle rue Thiniheid pour traverser le ruisseau Sècheval et remonter vers Jalhay, ainsi que le chemin de Mangombroux qui descendait vers Verviers et qui se trouvait régulièrement inondé par les crues du ruisseau. Les premières « routes » virent le jour dans les années 1844 – 1846 et l’on y plaça des octrois en 1848.

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