Les anciennes industries agricoles stembertoises

L’agriculture fut, sans conteste, la branche d’activité principale de la localité et ce, en tout temps. Jadis, elle comptait également sur l’élevage de moutons, activité totalement disparue en 1890. Le premier mandement qui a trait à l’agriculture émane du prince-évêque Maximilien Henri et est daté du 2 janvier 1673. Il y prévoit des amendes pour des bêtes égarées sur des terrains privés ou pour des délits de dévastation de haies ou pour les vols de bois. Il prescrit la création de trois charges de « forestiers » pour veiller à l’observation des défenses faites. Cette ordonnance est aussi un règlement de police, ce qui semble rapidement oublié. 

Vers 1722, de nouvelles réclamations surgirent de la part des habitants de Stembert, toujours au sujet de la pâture. Le prince-évêque Georges-Louis de Berg rédigea un mandement spécial pour la commune. En 1771, un procès se déroula entre les magistrats de Stembert et deux fermiers de Mangombroux dont les bergers avaient été trouvés en défaut. 

L’industrie agricole connut de bien fortes crises dans les années 1693, 1740, 1793 et 1816 par la suite du manque de grains. La misère, jointe aux troubles des époques, fit d’immenses ravages. En 1693, il fut permis d’aller prendre au pays de Juliers (Comté puis Duché dès le XIVème siècle, ancien duché du Saint-Empire romain germanique, incorporé au XVème siècle dans le Cercle du Bas-Rhin Westphalie), à Aix et à Eupen, la quantité de deux cents mesures de blé par semaine. 

En 1814, la maladie de la pomme de terre fit son apparition. Quelques symptômes avaient été remarqués auparavant. La superficie des terres plantées de ce légume indispensable était, en l’année 1814, de 56 hectares. La quantité ordinaire d’une bonne récolte se chiffrait par 155 hectolitres de tubercules par hectare. En 1844, on n’en récolta que 20 dont 9 seulement propres à la consommation. Les espèces qui souffrirent le plus furent les « quenelles » et « cornes de gattes ».

LU novê LEÛP asbl©depuis 2011