Stembert, Paroisse autonome

Notre village avait une Chapelle et se dégageait progressivement de l'antique paroisse de Verviers malgré les affres causés par les hommes. La vague protestante passée, les villageois se tournaient vers leur église pour la faire prospérer.

 

La Paroisse de Stembert et son église

Après la mort du curé Delbrouck, la paroisse de Saint Remacle connut son premier démembrement, par la création, le 2 octobre 1591, de la paroisse de Stembert, due à l’évêque et prince de Liège, Ernest de Bavière, archevêque de Cologne et électeur du Saint Empire germanique. Cette jeune église paroissiale fut placée sous le patronage de Saint Nicolas. Elle possédait son baptistère, ses cloches et son cimetière.

Le tracé des limites de la paroisse primitive de Stembert n’est pas connu avec précision. On sait simplement qu’elle comprenait les territoires de Stembert, Heusy, Halleur, Mangombroux et les Surdents. Partant de la Vesdre au lieu dit « Pavé du Diable », à l’endroit où se jette dans la Vesdre le ruisseau appelé « Hodjory » (ancienne limite d’état entre le duché de Limbourg et le marquisat de Franchimont), la limite suivait la Vesdre jusqu’à Renoupré d’où elle se dirigeait alors vers le sud, escaladant successivement les lieux dits « les grossès pîres », « Nouvelle Montagne » et « Tir Communal » jusque sur le plateau où elle traversait les campagnes du Slar puis de Bronde jusqu’à la ferme de Halleur dite « Fournil Collinet ». De ce point, la limite s’orientait alors au sud-ouest par les régions boisées et herbagères de Theux puis du « Champs des Oiseaux » et Ensival, pour gagner vers l’est le secteur dit « Bertin Champs », la campagne appelée autrefois « dessous la ville », Wiony, la rue de la Nouvelle Montagne et finalement atteindre Renoupré. La régularisation de ces limites n’eut lieu, d’après Fassin, que le 16 mai 1665.

Les plus anciens documents retrouvés et concernant l’église datent de la restauration de la grande nef en 1773. Les travaux ne furent cependant pas terminés. Ce ne fut qu’en février 1780 que le magistrat de Stembert obtint du prince évêque un permis qui lui donnait le pouvoir de compléter les travaux de la nef, d’agrandir le chœur et de réédifier la tour très délabrée. La date de 1780 est d’ailleurs gravée au-dessus de la porte d’entrée. Ces travaux furent terminés le 28 mai 1785.

L'église fut rebâtie en 1806 d'après Monsieur Henri Joseph Barthélemi Del Vaux, sans plus d'explications. S'agissait-il d'une rénovation, d'un agrandissement ou d'une lourde réparation ?

En 1818, la Jeunesse de Stembert proposait de faire refondre la seconde cloche qui était fêlée, proposition qui fut agréée par le Conseil de fabrique.

En 1849, la tour était si fragile que le curé Bastin défendit de sonner les cloches par crainte d’un accident.

En 1852, le Conseil décida de démolir la tour existante et de la reconstruire en dehors de l’église, sur un terrain attenant la paroisse.

En 1855, le Conseil constata également le très mauvais état de la toiture et accepta les propositions de modifications faites par la Commission Royale des Monuments et Sites, et entre autre, de remplacer la coupole présente sur le plan par une flèche.

Le 20 février 1856, les travaux commencèrent et les paiements s’effectuèrent au fur et à mesure des avancements des ouvrages :

  • La maçonnerie était à hauteur des auvents le 18 juin 1856 ;
  • La tour fut reconstruite jusqu’à la corniche du toit le 4 septembre 1856 ;
  • La charpente, les cloches et la flèche étaient placées le 10 septembre 1856 ;
  • La flèche, l’escalier, la balustrade et les planchers étaient terminés le 15 novembre 1856 ;
  • Le coq fut placé le 2 février 1857.

En 1880-1881, la toiture d’une des petites nefs fut, elle aussi, reconstruite.

Dès 1920, la toiture, reconnue une nouvelle fois en piteux état, devra toutefois attendre 1933 pour que d’importants travaux y soient accomplis.

En 1924, la peinture intérieure était sérieusement défraîchie et elle avait besoin d’un bon coup de pinceau.

Ce ne fut qu’en 1962-1963 que fut placé l’actuel chauffage, dans le but de supprimer le poêle niché dans le haut de l’église.

En 1964, ce fut la peinture intérieure qu’il fallut à nouveau refaire. De plus, dans le courant de cette même année, un dossier fut introduit à la commune pour le renouvellement du pauvre carrelage de l’église, inexistant sous les planchers.

Le 7 août 1966 fut approuvée l’offre pour le carrelage du chœur.

Ce ne fut qu’en fin de l’année 1984 que furent placées les deux grandes portes en chêne, datant du deuxième quart du XVIIIème siècle, et qui allaient remplacer le sas existant et peu esthétique.

Durant les années 1992 et 1993, l’église connut une restauration complète dont elle avait grandement besoin. L’intérieur et l’extérieur du bâtiment furent passés au peigne fin et les vitraux, devenus vieillots et mal en point furent remplacés.

Entre 2002 et 2004, les cloches durent à nouveau se taire puisque la tour menaçait à nouveau de s'effondrer, ce qui engendra une longue réparation.

En 2012, il apparut que toute la toiture de l’aile gauche nécessitait une remise en état, notamment en raison d’infiltrations d’eau. Après évoir récolté les fonds nécessaires, établi les plans et cahiers de charges, reçu les devis et les autorisations requises, les travaux pouvaient commencer. Ceux-ci seront réalisés en septembre et octobre 2012.

Ce furent les dernières grosses réparations effectuées à l’église stembertoise.

 

 

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