Le vélodrome du Robinson

Le 22 avril 1933 fut inauguré le nouveau vélodrome. Le coureur Gaston Saroléa, un régional, voulu tenter de relancer le cyclisme sur piste en construisant un vélodrome couvert nommé « le Robinson » à Thiervaux, dans l’actuelle rue Joseph Wauters (entre les numéros 44 et 44 H) où se trouvait déjà une plaine de jeux.

Si la vieille piste du Vélodrome de Mangombroux rappelait les usages d’un cyclisme passé, cette nouvelle infrastructure se voulait résolument moderne pour son époque avec une piste que supportait 30 tonnes d’une charpente métallique. D’une longueur de 200 mètres sur une largeur de 6 mètres 50 avec un revêtement en lattes de bois, il avait la particularité de ne pas comporter de ligne droite. Il était l’une des pistes les plus rapide du pays et pouvait accueillir 5.000 spectateurs à l’abri puisque recouvert d’un toit et éclairé par 150 projecteurs.

Monsieur Georges Lemaire devint la grande vedette du lieu et les programmes prenaient de plus en plus souvent une tournure internationale. Malheureusement, à la suite d’un accident, il décéda en septembre 1933. Ayant ainsi dramatiquement perdu son idole, le vélodrome sombra peu à peu dans l’oubli, voyant ses courses se réduire et les professionnels quitter les lieux pour laisser leur place aux amateurs qui attiraient beaucoup moins de monde.

Fin de l’année 1936, le vélodrome du Robinson n’était plus qu’un souvenir. Si les lattes de bois furent démontées et revendues, toute la structure métallique et de béton resta en place, laissée à l’abandon. Durant la seconde guerre mondiale, ce fut un terrain de jeux pour de nombreux enfants. Après la guerre, le terrain fut cédé à un architecte qui construisit les maisons de la rue Wauters. Seule la plaine de jeux existait toujours en 1951.

Vers 1958-1960, avec le Patro st Joseph, les jeunes allaient y jouer. Il y avait encore un escalier qui débouchait sur un mur et quelques bordures en béton qui d’après un habitant sont encore visibles dans certains jardins !

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