Le hameau des Surdents

Les Surdents étaient inclus dans l’entité stembertoise et toujours aujourd’hui, malgré la fusion des communes du 1er janvier 1977, les Surdents ont conservé le code postal « 4801 » de Stembert. A l’époque stembertoise, le hameau possédait sa propre piscine, deux écoles (une communale et l’autre du réseau libre qui occupait les locaux de la salle des Fêtes d’aujourd’hui), un cinéma qui projetait dans l’actuelle salle des Fêtes, un club cycliste, un club de ping pong, une troupe théâtrale,… Et même un « Roy » chez les Intimes Carabiniers de Stembert avec la victoire, en 1988, à l’occasion du tir du Roy du centenaire de l’association stembertoise, de Monsieur Jean Gutkin (originaire de Hautes Crottes et décédé en 2003).

Bien avant cela, les Surdents ont compté diverses sociétés comme la « Société des Secours Mutuels des Surdents », établie chez Monsieur Adolphe Piette, président et fondateur, et créée en 1870. Ses membres étaient au nombre de septante-cinq. Ou encore le « Patronage des Jeunes Ouvriers du Surdents », créé vers 1882 et qui comptait une quarantaine de membres et trouvait son local à l’école catholique. Ainsi que le « Flobert Club des Surdents » établi chez Monsieur Croisiers dès sa fondation en 1887 et qui comptait quatorze membres. Ce dernier disparu en 1977.

Une ancienne carrière de pierre à chaux eut son heure de gloire mais cessa toute activité avant la seconde guerre mondiale.

La Filature Chapuis, à l’entrée de la Campagne Lonhienne, représentait un vaste complexe industriel. Juste à côté se tenait une autre usine du nom de « Laguesse » qui elle, cessa toute activité avant la seconde guerre. Vers le milieu de 1943, on y fabriquait discrètement du « savon vert » et des « Boules de Sunlight », denrées devenues rares et chères en ces temps de guerre, en procurant du travail à une soixantaine de personnes qui pouvaient, grâce à cette activité, se nourrir, vivre et permettre aux jeunes d’éviter certaines tracasseries de l’occupant allemand. Après 1945, la Filature Chapuis racheta les bâtiments de l’usine Laguesse afin d’étendre ses activités. Elle fut l’une des premières à cesser ses activités en 1957.

Les Surdents ont également compté un champion d’escrime, en la personne de Monsieur Jean-Yves Dauchat dont la préférence des armes allait au fleuret. Affilié au Cercle d’Escrime de la Force Terrestre à Eupen, il remporta, en 1989, un titre de champion provincial senior. Il était le second champion stembertois puisqu’avant lui, Monsieur Maurice Huby, habitant à Mangombroux, avait naguère réussi au sabre à être sacré champion de Belgique.

Du côté artistique, les Surdents ne sont pas en reste : en musique, les Surdents ont de jeunes talents comme Anne Pagnoul, née en 1974 et que notre mensuel rencontrait en 1999 ou la Fanfare « les Echos de la Chantoire ». Et aussi un humoriste verviétois né aux Surdents, Monsieur François Bruls.

Fanfare les echos de la chantoire 02

Il existait aussi un « cinéma » qui projetait ses films dans la salle des fêtes de l’entité des Surdents. De nombreuses soirées étaient organisées pour permettre aux habitants du coin d’assister à des séances de projection, un divertissement supplémentaire dans ce coin un peu reculé, à une époque où les déplacements n’étaient pas aussi aisés qu’actuellement.

Il existait aussi une laiterie dans le Bronde ainsi que de nombreux petits commerces et quelques industries locales reconnues telles que deux ateliers de menuiserie, l’un appartenant à Monsieur Destatte et l’autre à Monsieur George Mengden. Ce second était spécialisé dans la fabrication de cibles, seul fabricant en Wallonie et environs 30.000 pièces sortaient de son atelier chaque année.

Laiterie du bronde 01

Une entreprise de charbon de bois se trouvait, fin des années 1990 début des années 2000 en Haute Crotte.

Il y eut également de nombreuses fêtes organisées aux Surdents par les associations et les habitants du cru : les Pensionnés, les « 3X20 », les fêtes des Mères, etc…

Le village des Surdents était aussi bien desservi par les transports avec des trams, des trains, des bus et même, autrefois, un autocar pour des excursions « Stembert – Surdents » !

Transport et excursions 01 1922

Le hameau des Surdents a su développer son propre folklore local et ses propres animations locales. De nombreuses bannières montrent bien l’importance que les habitants portaient à leur bourgade avec des fêtes qui, souvent, trouvaient leur origine dans un caractère religieux comme le montrent ces nombreux étendards.

Banniere 01

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Des soirées de carnaval pour les plus grands mais aussi pour les jeunes étaient organisées, quelquefois au profit de l’une ou l’autre association locale qui avait besoin de fonds.

Carnaval 01

Carnaval 02

Notons aussi que les légendes stembertoises dont celles du Bronde, avec la plus célèbre de toutes qui évoque l’histoire du fermier Mathieu, sont surdentoises à l’origine.

 

 

 

 

 

 

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