Les lavoirs stembertois

Ces lieux où les dames lavaient le linge, plus communément appelés « lavoir », étaient des bassins alimentés en eau, généralement d’origine naturelle, et qui avaient pour vocation première de permettre de rincer le linge après que celui-ci fut lavé. Ils étaient le plus souvent publics et gratuits mais selon les communes, ils pouvaient être payants. Contrairement à une représentation très répandue, les lavandières ne s’y rendaient pas le plus souvent pour laver le linge mais pour l’y rincer.

Le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d’eau, il pouvait avoir lieu dans les habitations où le linge s’accumulait avant la « grande lessive » mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d’eau claire, uniquement disponible dans les cours d’eau ou dans une source captée. Il existe cependant des lavoirs avec plusieurs bassins, le bassin en amont servant de rinçoir et ceux en aval de lavoir.

À l’origine, le lavoir est une pierre plate ou une simple planche posée au bord d’un cours d’eau, d’une mare ou d’une source, sans abri. Un lavoir peut être composé de : banc de lavoir (banc de pierre de taille adossé aux murs intérieurs servant d’étagère pour poser le linge propre et les effets des laveuses), bassins (en amont le rinçoir, en aval le lavoir), ciel ouvert ou impluvium (pour éviter aux lavandières les courants d’air), dallage (les abords du bassin sont généralement dallés ou pavés afin que les lieux soient aisés à nettoyer et munis d’une rigole), étendoirs (barres en bois ou en métal suspendues au-dessus du bassin de lavage sur lesquelles le linge était mis à égoutter), latrines (garder les mains dans l’eau fraîche a un effet diurétique), et pierre à laver (pierre basse inclinée vers l’eau bordant un cours d’eau ou la margelle du bassin).

Le village de Stembert a compté au moins trois lavoirs, s’il y en eu d’autres, nous n’en avons pas eu l’information.

Le premier se trouvait en face de la boulangerie de la rue du Tombeux, là où se trouvent aujourd’hui les bulles à verre et un petit parking.

Lavoir 02

Le deuxième était situé sur l’actuelle place du Perron, à l’arrière de la maison portant le numéro 7 et qui était la maison communale stembertoise entre 1836 et 1865.

Lavoir 01

Le troisième se trouvait rue de Stembert, à une ou deux maisons de chez Orphal Mager. Ce dernier, le lavoir Bouchat, a existé jusque dans les années 1960.

Avec la modernisation, les lavoirs sont devenus automatiques : Il y en avait un au coin de la rue du Panorama et de l’avenue Fernand Desonay (actuel glacier), un au coin des rues Calamine et Antoine De Berghes (lavoir Heeren) et un qui a ouvert ses portes en 2016 dans la rue de l’Eglise (en place de la librairie de la Place).

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