Le Chaineux

Le Chaineux est le point culminant de notre village avec une altitude de 320 mètres par rapport au niveau de la mer. L’endroit fut surnommé le « Banc des Menteurs » ou le « Banc des Bourdeux », parce que les bancs placés à cet endroit servaient de lieu de rendez-vous à quelques Stembertois de vieille souche. Ce fut sans aucune mauvaise intention que ce lieu fut nommé de la sorte mais par plaisanterie vis-à-vis de ceux qui s’y réunissaient. Le Chaîneux est aussi un lieu, bien paisible, de promenade et de passage idéal d’où l’on jouit d’une très belle vue sur la vallée de la rue de Mariomont. Une piste pour la pétanque fut également aménagée près des bancs, afin de rendre le site encore plus accueillant. Auparavant, il existait une laiterie, des ruches et une petite plaine de jeux. 

Le 8 juillet 1768, le Magistrat de Verviers obtint l’autorisation d’extraire du Chaineux, des pierres afin de paver les rues de la Ville et des faubourgs. D’autres autorisations avaient déjà été obtenues à cet endroit pour l’extraction de pierres à aiguiser notamment. 

Aujourd’hui, le Chaineux se pare de haies, de bancs et d’une piste de pétanque et il est très agréable de s'y arrêter un instant pour profiter de la vue et d'un moment de repos.

Voici la petite histoire de cet endroit retrouvée dans le mensuel « Lu Leûp ». Dans les années 1930, quatre vieux amis retraités se réunissaient régulièrement pour jouer aux cartes. Quand le temps le permettait, ils n'hésitaient pas à se retrouver sur les hauteurs du Chaineux où ils plaisantaient volontiers, analysant les dernières nouvelles et les commentant abondamment, assis sur un talus pierreux. Un jour, ils décidèrent d'aménager l'endroit plus confortablement et amenèrent pelles, pioches, fourches aiguilles et se lancèrent dans les travaux. Ils creusèrent un endroit de plus ou moins trois mètres sur trois, jusqu'à aplanir, aménagèrent les bords en banquettes à l'aide de plaques de schiste détachées du fonds, poussant le souci du détail très loin ! Ils peignirent leurs initiales à leur place habituelle. Ces travaux se firent au printemps 1936 et ils fréquentèrent l'endroit jusqu'au 8 mai 1940. Ces quatre comparses s’appelaient : Jean Detry de la rue Lelotte, Noël Hansenne de la rue Delaval, Jacques Maquinay de la rue de l'Eglise et François Paulis de la rue Xhavée. Ils avaient créé : « Lu Banc des Bourdeux ».

Banc des menteurs 07 ancien

 

 

 

 

 

 

Banc des menteurs 08 avant refection

 

 

 

 

 

 

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