Présentation, origines et situation

Les Surdents font partie intégrante de « L’ANCIEN GRAND STEMBERT » et cette rubrique est mise sur pied afin d’éclairer ceux qui le désirent sur les anciens hameaux qui dépendaient autrefois de l’entité stembertoise.

Nous avons pu réaliser cette partie consacrée aux Surdents grâce à la participation active de Monsieur Roland Wertz, natif du hameau et qui nous a malheureusement quittés le 24 décembre 2012. C’est lui qui nous avait fourni quasiment l’intégralité des documents et photos qui concernent les Surdents.

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Les Surdents sont séparés d’Andrimont par la Vesdre, frontière naturelle entre les deux anciennes communes devenues dépendantes, de Verviers pour la première et de Dison pour la seconde. Une frontière assez flexible puisque bon nombre de Surdentois vous le diront : la chapelle de la Chantoire fut administrée par la cure stembertoise et la grotte des Sottais a donné naissance à quelques légendes du folklore stembertois. C’était plutôt vers le lieu nommé encore aujourd’hui « Les Croisiers » que la frontière se situait plus « effectivement ». De nombreux Stembertois vous le confirmeront : ils prenaient un malin plaisir à jouer dans les dédales qu’offraient alors les grottes, nombreuses et éparpillées sous la colline, avant que des effondrements multiples ne rendent l’endroit beaucoup moins accessible et surtout très dangereux.

Plaque surdents 01

Deux thèses se confrontent pour définir la provenance du mot « Surdents » : soit le mot est issu du verbe « sourdre » qui signifie jaillir et cela à cause des très nombreuses sources et des très nombreux filets d’eau qui sortaient des parois rocheuses longeant la Vesdre, soit il provient simplement de l’expression « sur les dents » à cause de sa position géographique, entourée de colline, de « pics ». Il est très difficile de dire avec exactitude l’origine du nom de l’endroit même si la première hypothèse semblerait être la plus probable !

Mais quoiqu’il en soit, ces deux suppositions engendrent la réalité des lieux. Premièrement, de multiples sources arrivent dans la Vesdre tout au long de ses berges, la plupart étant cependant aujourd’hui disparues, canalisées ou dissimulées à la vue du public par une abondante végétation. Deuxièmement, les Surdents restent un endroit entouré de collines, de « pics » autrefois bien visibles et guidant les commerçants et voyageurs. Et en des temps reculés, la végétation devait être moindre et les parois beaucoup plus apparentes que de nos jours.

Paysage hivernal 01

Paysage hivernal 02

Passez dans le coin en hiver, lorsque les arbres sont dépourvus de leur feuillage, et vous pourrez constater le phénomène par vous-même en observant la rive droite (du côté andrimontois) en descendant la Vesdre. Elle vous apparaîtra sous un meilleur jour, les coteaux étant largement plus dégagés, contrairement à la belle saison où la végétation est touffue.

Cette colline est particulièrement intéressante car, bien que située sur Andrimont (Dison), elle fut toujours considérée comme surdentoise par les habitants du cru. La chapelle de la Chantoire s’y trouvait et celle-ci était administrée par la cure de Stembert. Cette colline recèle également d’une quantité impressionnante de grottes et de cavités dont certaines nous ont révélé des ossements d’animaux préhistoriques comme le rhinocéros laineux mais également de rennes, de hyènes des cavernes et d’ours des cavernes. Preuve de la vie sauvage variée qui trouvait refuge dans notre région en des temps lointains.

Grotte 46 os rhinos laineux rennes ours

On sait également qu’un lac devait recouvrir, il y a de cela bien longtemps, ce qui apparaît aujourd’hui comme la campagne lonhienne (vaste plaine comprise entre les Surdents et Dolhain). La supposition d’un lac aux Surdents même fut également envisagée mais cela semblerait géologiquement et historiquement impossible. Tout comme l’hypothèse selon laquelle, autrefois, la Vesdre sortait de la grotte des Sottais. Car pour ce faire, il aurait tout d’abord fallu que la Vesdre grimpe sur l’autre versant pour pouvoir redescendre dans la grotte ou qu’un mouvement de terrain important (un séisme d’une très grande amplitude) modifie le relief de manière rapide et radicale, ces deux théories apparaissant plus comme pittoresques que réellement imaginables.

La Vesdre passe donc bel et bien à Stembert, via les Surdents, servant de frontière naturelle avec l’ancienne commune d’Andrimont (Dison aujourd’hui). Et avec le Hodjoris, ce sont les deux principaux cours d’eau répertoriés aux Surdents. Bien que la « Fontaine Hamoir », située à proximité du Préventorium (Dolhain) puisse jouer le rôle de troisième cours d’eau. Cette fontaine, ou source devrait-on plutôt dire, est une résurgence remarquable. La pierre gravée « Hubert-Fontaine » est illisible aujourd’hui et peu aisée d’accès.

Fontaine hamoir surdents 01

Fontaine hamoir surdents 02

L’ancien hameau des Surdents comprenait, pour les Surdentois : Nasproué (aujourd’hui sur Dison), le Bronde, Haute-Crotte et Basse-Crotte. Une belle superficie qui s’intégrait dans le « grand Stembert » d’antan. Et au lieu-dit « Nasproué » se trouvait une gare ferroviaire qui servait tant pour les voyageurs que pour le transport de marchandises. On peut donc dire que le village de Stembert abritait bel et bien un arrêt de trains sur son territoire, même si cela date d’il y a bien fort longtemps et sur un terrain qui, aujourd’hui, ne se situe même plus sur la commune de Verviers. La ligne de chemin de fer reliant Verviers à Dolhain passe toujours par les Surdents, longeant la Vesdre et passant sous les collines avoisinantes, mais sans s’y arrêter.

Gare de nasproue 01

La Paroisse surdentoise, quant à elle, s’étendait de la campagne lonhienne (Dolhain) jusqu’au Solvent (Verviers). Une vaste étendue implémentée à l’époque du « grand Stembert ».

Campagne lonhienne 01

Le développement du hameau des Surdents est principalement dû à l’hébergement des ouvriers des filatures installées le long de la Vesdre, à l’époque où Verviers était une cité internationale lainière.

 

 

 

 

 

 

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