Stembert entre 1900 et 1914

Le village de Stembert entre dans le XXème siècle appuyé par la ferveur populaire en faveur de son village et de son agrandissement. De nombreuses associations peuplent le lieu et la vie associative y devient très active.

  

Stembert entre 1900 et la 1ère guerre mondiale 

En 1900, Stembert était une commune essentiellement composée par une entité centrale située aux alentours des actuelles rues de l’Eglise, Grand-Vinâve et du Tombeux avec des ouvertures vers Hèvremont et le Grand Vivier, et qui était cernée d’une campagne importante que ce soit vers Verviers, vers les Surdents et Hèvremont ou en direction de Mangombroux et de Jalhay.

Cette entité était reliée à Verviers par une ruelle principale, plus ou moins pavée, qui porte aujourd’hui le nom de rue Calamine et qui tire son appellation des extractions de minerais de plomb qui s’y effectuaient jusque dans les années 1840. Quant à l’actuel bas du village, il était en grande partie constitué de prairies traversées par quelques petits sentiers non aménagés bordés par des broussailles et taillis. 

De par cette situation de village « coupé du monde », la vie associative et culturelle stembertoise a toujours été très riche et n’avait jamais cessé d’être, devenant de plus en plus vive, avec notamment la construction de la salle « La Stembertoise » située alors rue du Tombeux et qui fut inaugurée en 1906. Pendant plus d’un demi-siècle, elle fut le centre d’animation du village. Elle accueillait une grande partie des activités villageoises comme les soirées théâtrales, les bals, le kapensitzung (soirée carnavalesque avec élection du prince), les organisations « Antoine », les thés dansants,… Sans omettre de signaler qu’elle abritait le club de gymnastique portant son nom. 

Quelques autres sociétés virent également le jour en ce début de siècle : une Symphonie créée et dirigée par monsieur G. Hamel (1902) ; une Société d’Assurances Mutuelles (1902) ; l’Union Philanthropique de Stembert (1908) ; l’Alliance de Stembert ; une Société de Chant et le chant des pinsons ; sans oublier la Stembertiana, troupe théâtrale. Il fut également mis sur pied un comité organisateur de fêtes : un ancien document daté de 1912 nous le confirme. 

En 1903 se déroulait l’inauguration d’un monument pour la distribution d’eau aux Surdents. Il existe toujours et était devenu presque invisible et inaccessible à cause du non-entretien du lieu et de la végétation plus qu’abondante qui l’entourait et le recouvrait. En 2003, grâce au mensuel "LU novê LEÛP", à l'Amicale des Fêtes et du Jumelage de Stembert et à la Ville de Verviers, la fontaine retrouva une seconde jeunesse.  

Cet isolement vis-à-vis des localités avoisinantes prit fin le 15 août 1907 avec l’ouverture d’une ligne de tram, la ligne n°2, qui reliait notre commune à Petit-Rechain, en passant naturellement par Verviers, ce qui offrit ainsi aux villageois une plus grande facilité de déplacement et pour les allochtones de pouvoir plus aisément venir à Stembert.  

Notre village vivait en paix. Le service militaire obligatoire instauré quelques années auparavant avait eu pour résultat le changement d’attitude de certaines familles bourgeoises dont les enfants pouvaient être jusque là dispensés de la milice.   

 

 

 

 

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