Le financement du mensuel

Sans subside, sans intervention d’une tierce partie, comment un petit journal local pouvait-il parvenir à boucler ses mois et ses années d’un point de vue financier ?

Tout d’abord, notre première et principale source de revenus étaient les rentrées dues aux abonnements et aux ventes en librairies. Cela représentait la principale rentrée financière. Pour s’abonner, il suffisait de verser la somme de 15,00 euros sur le compte bancaire du mensuel en mentionnant « abonnement pour l’année 20XX » dans la rubrique « communication ». Nous insistions aussi sur la vérification des nom et adresse pour que ceux-ci figurent bien sur le bulletin et soient correctement indiqués pour éviter des erreurs dans nos listes. Par la suite, d’année en année, nos clients recevaient un bulletin de versement dans le journal du mois de novembre, ce qui permettait de verser la cotisation pour l’année suivante.

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En librairie, il suffisait de s’acquitter de la somme de 1,50 euros par mensuel dans les cinq points de vente qui nous offraient « pignon sur rue » :

- la Librairie Jalon, rue de l’Eglise 69 à 4801 Stembert,

- la Librairie « Al Gazette du Stimbiet », avenue Fernand Desonay 95 à 4801 Stembert,

- la Librairie « Pom-Pom 2 », rue des Sports 67 à 4801 Stembert,

- la Librairie de Mangombroux, avenue Reine Astrid 165 à 4802 Heusy,

- la Boutique du Livre, rue de Heusy 24-26 à 4800 Verviers.

Ensuite, la deuxième rentrée provenait de nos annonceurs publicitaires. Nous proposions des possibilités pour les commerçants locaux de faire leur publicité dans notre journal à des prix démocratiques. Pour onze parutions l’année dans un format d'un huitième de page (9,5 cm x 6,75 cm - exemple donné ci-dessous), d’un quart de page (13,5 cm x 9,5 cm), d’une demi page (13,5 cm x 19,0 cm) ou pour une parution d'une page entière (27,0 cm x 19,0 cm). Notre service « Abonnements et Publicités » restait à l’entière disposition des amateurs. Notre service de rédaction mettait tout en œuvre afin de créer des publicités claires et nettes, en nous réservant cependant le droit de les organiser et de les mettre en page au bon format par nos propres soins d'après des originaux fournis par les commerçants. Chaque publicité passait onze fois l’année (une par mois de parution) : dix fois en noir et blanc et une fois en couleur.

 

Notre prix de vente restait démocratique. Malgré la crise et les nombreuses augmentations dans tous les secteurs, nous parvenions à maintenir les coûts et le prix de l’abonnement pour la Belgique restait à 15,00 euros par année, prix inchangé depuis octobre 2005 nonobstant les améliorations apportées au journal. Pour les envois à l’étranger, la somme de 40,00 euros par année était demandée suite aux tarifs pratiqués par la Poste. Nous envoyions notre mensuel en Allemagne et en France, à d’ancien(ne)s Stembertois(es) qui pouvaient ainsi se tenir au courant de ce qui se passait dans leur village.

Chaque mois, nous diffusions une moyenne de plus de 510 journaux « LU novê LEÛP ». Outre la distribution effectuée par une quinzaine de bénévoles sur l’ancienne commune de Stembert, les envois les plus lointains étaient expédiés par les services postaux.

LU novê LEÛP asbl©2011 - 2018