La Chapelle du « Petit Chemin »

Quelques autres chapelles de moindres importances jonchaient les chemins et sentiers qui peuplaient la région stembertoise d'antan.

La chapelle dite « du Petit Chemin » se trouvait dans le sentier qui, dans des temps reculés, reliait Stembert à Verviers et qui correspondait aux actuelles rues des Sports, du Stade et Carl Grün. Elle était dédiée aux « Ames du Purgatoire ». En ce temps-là, de nombreuses petites chapelles étaient établies le long des routes et chemins. L’époque de son édification est inconnue mais il est certain qu’elle fut rasée lors des événements de 1789. 

Pendant près de quatre-vingts ans, une statue représentant la Vierge et qui avait échappé à toute destruction, fut conservée par une famille de la paroisse, qui l’employait, à notre très grand étonnement, pour couper le bois sec en bûche... Cette famille ignorait ce qu’était cette « vieille dame » et lui avait trouvé une utilité bien particulière... 

 

La date de 1860 inscrite sur son socle proviendrait de l’année durant laquelle les frères Levieux l’élevèrent comme chapelle au lieu-dit « Trawa ». Nous retrouvons dans le procès-verbal d’une séance du conseil communal de Stembert daté du 23 septembre 1889 la demande de ces mêmes frères qui souhaitaient transférer cette petite chapelle au cimetière. Et en 1921, une Stembertoise âgée expliquait au journal « Le Courrier du Soir » que cette chapelle existait toujours au cimetière. Les habitants des rues, à l’époque, de la Chapelle (aujourd’hui rue Antoine De Berghes) et des Sports, appuyés par Monsieur Auguste Becker, obtinrent l’autorisation communale de replacer la Vierge à son ancienne place grâce notamment à la donation d’une parcelle appartenant à Mme Herman. 

Le 20 septembre 1921, la première pierre fut posée en présence du curé Wicken, de sa marraine Mme Herman et de son parrain, le R.P. Verreux qui représentait son père. 

Extrait du « Courrier du Soir » des 3 et 4 octobre 1921 : « Par un temps superbe, la cérémonie de la réédification de la Chapelle de Notre-Dame et sa bénédiction ont eu lieu dimanche après-midi. Les habitants de la rue de la Chapelle s’étaient mis en frais de décoration, pendant toute la matinée du dimanche, ils avaient pavoisé leur demeure de la plus heureuse façon ». 

Sur la base de sa niche, on peut y lire : « Mère du Sauveur, PRYEZ POUR NOUS », dans un français ancien.

Un mois plus tard, le 20 octobre 1921, la chapelle est entièrement terminée et la statue de la Vierge est placée dans sa niche, presque confortablement.

Aujourd’hui bien assise au bord d’un large trottoir, elle regarde le temps passer, regrettant le manque d’entretien de la place (malgré les efforts du voisinage). Elle fut rénovée en ce début du XXIème siècle et sauvée d’actes de vandalisme. En cette année 2011, cela fait nonante ans que la « vieille dame » a (re)trouvé sa place en cet endroit, au carrefour des rues des Sports et Antoine De Berghes.

 

 

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